Des vents favorables après la tempête

La Presse
Par Yvon Laprade, Collaboration spéciale 

Après des années « difficiles » marquées par des dénonciations devant la commission Charbonneau, la firme d’ingénierie CIMA+ affirme avoir « le vent dans les voiles ». Les employés contribuent à ce « nouvel essor », assure Éric Dumouchel, vice-président ressources humaines.

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Favoriser l’autonomie

« Nous tenons à ce que nos employés, nos ingénieurs aient beaucoup d’autonomie, précise le vice-président chez CIMA+. C’est simple : plus ils sont autonomes, plus ils se sentent impliqués. Nous croyons au sentiment d’appartenance et de mobilisation. »

Éric Dumouchel, 47 ans, parle de « dépassement » et de « fierté ». Il convient que l’image de la profession a été entachée avec les révélations devant la commission Charbonneau. « Mais il y a l’après, ajoute-t-il. Nous avons fait un travail énorme de gouvernance. Nous sommes un fleuron de l’ingénierie québécoise et nos employés sont heureux de travailler pour une entreprise à gestion ouverte. »

Contribuer à l’entreprise

Éric Dumouchel insiste sur l’importance de travailler dans un environnement « stimulant », où les ingénieurs ont le sentiment de contribuer à l’avancement de l’entreprise qui les emploie.

« Nous sommes une entreprise de taille moyenne et tout le monde se sent concerné par la réussite, par nos bons coups », résume-t-il.

Il précise sa pensée : « Nous connaissons une période très active, très productive. Nous travaillons sur des projets d’envergure et nos ingénieurs ont de la broue dans le toupet ! Les vents sont plus que jamais favorables et ça crée une belle dynamique ! »

Des portes toujours ouvertes

Chose certaine, cette « dynamique » de travail, cette culture d’entreprise, permet aux employés de CIMA+ de se réaliser et de proposer des idées nouvelles afin que leur entreprise remporte des mandats. « On a toujours misé sur la communication et on pratique une politique de portes ouvertes, fait valoir le vice-président. Notre recette est simple : on traite bien nos employés, on les fait travailler au bon endroit, et là où ils vont être en mesure de produire le meilleur rendement, au bon moment. »

Effets sur le terrain
Un blason attirant

Or, pour se maintenir dans le peloton de tête dans un secteur d’activité où la concurrence est mondiale, Éric Dumouchel convient que la firme de Laval doit recruter les meilleurs éléments. « Nous sommes en mode recrutement depuis le printemps, dit-il. On prévoit hausser notre effectif de 10 à 15 %, avec l’ajout d’ingénieurs et de techniciens. »

Il ne cache pas, à ce propos, que CIMA+ vise une expansion de ses activités pour être davantage présente sur les marchés canadiens. « Nous voulons grandir, c’est certain, et on veut dire aux ingénieurs que ça se passe chez CIMA+. »

Des employés actionnaires

Au-delà de la « motivation » et du sentiment d’appartenance, il y a l’actionnariat, la propriété de l’entreprise. « Nous avons 60 % de nos employés qui sont actionnaires, pour ainsi dire propriétaires de la firme d’ingénierie, dit le vice-président. Ils participent aux profits, en fonction du rendement. Cet engagement financier permet de financer des acquisitions, ça nous donne une plus grande marge de manœuvre. »

Éric Dumouchel, en poste depuis 2010, est lui-même associé, au même titre que 149 autres employés et 100 associés délégués.

« On devient associé par engagement, et non pas pour des raisons hiérarchiques, précise-t-il. Un technicien peut devenir associé, ça permet à tout le monde dans l’entreprise de s’impliquer encore plus activement, et financièrement. »

CIMA+ en bref
Employés : environ 2000
Bureaux : 50
Siège social : Laval
Chiffre d’affaires : 215 millions
Secteurs d’activité : transport, énergie, bâtiment, industrie, infrastructures, gestion de projets, systèmes de communication