Les énergies renouvelables, une force de la nature… et de l’ingénierie!

Qu’il s’agisse de biomasse, de biogaz, de biocarburants liquides ou d’énergie solaire, éolienne, géothermique, ou hydroélectrique, les énergies renouvelables se développent et gagnent en popularité … et c’est tant mieux!

Selon l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable en 2018 est évaluée à 2,3 millions de MW et celle au Canada à 99 035 MW.

Toujours au Canada, 17 % de l’approvisionnement en énergie primaire provient de sources renouvelables, ce qui est bien supérieur à la moyenne des pays de L’OCDE, qui est de 10 %[1]. C’est la Chine qui arrive en tête du classement grâce à ses immenses parcs éoliens et à ses barrages hydroélectriques, bien qu’elle soit aussi l’un des principaux pays pollueurs!

Au cœur du changement

« Dans un contexte de changements climatiques, il est évident qu’il faut viser les énergies vertes », assure, Mathieu Lemay, associé délégué, Hydroélectricité et barrages chez CIMA+. Au niveau mondial, les énergies vertes représentent plus de 18 % du portefolio énergétique et emploient plus de 10 millions de travailleurs.

Les changements climatiques forcent d’ailleurs les ingénieurs à revoir leur façon de planifier et de concevoir les projets énergétiques. « Il faut penser à rendre nos ouvrages plus résilients. Si on travaille sur une rivière, est-ce que les crues seront plus ou moins fortes? Est-ce que la sécheresse sera un facteur? Toutes ces réponses nous guident davantage dans nos solutions; il s’agit alors de gestion de risque face à diverses probabilités, dont celles associées au climat », renchérit l’ingénieur.

Si les grands projets hydroélectriques comportent certains risques financiers et d’acceptabilité sociale, Mathieu Lemay soutient que les projets de petite et moyenne tailles demeurent compétitifs par rapport aux autres projets énergétiques. « Ce n’est pas une énergie intermittente : pas de soleil, pas d’énergie; pas de vent, pas d’énergie. L’hydroélectricité, elle, s’emmagasine dans les réservoirs et demeure accessible en tout temps. »

CIMA + parmi les chefs de file en matière d’énergies renouvelables

Au cours des dernières années, CIMA+ a su démontrer son expertise dans l’implantation et le développement des énergies renouvelables, en participant à plusieurs projets d’envergure.

L’entreprise a notamment contribué à la conception de l’un des plus grands parcs solaires au Canada. Situé à Kingston, en Ontario, il permet de générer 100 MW d’énergie renouvelable, soit une quantité suffisante pour fournir de l’électricité à 17 000 ménages. Elle a également assuré la gestion de projet dans la réalisation des parcs éoliens de Témiscouata, qui, avec leurs 32 éoliennes, alimentent plus de 13 800 foyers québécois. En 2017, elle a formulé des recommandations permettant d’améliorer l’efficience du parc solaire de Colville Lake et de son système de stockage d’énergie sur pile, afin de minimiser les émissions de GES des centrales au diesel, dont dépendent les collectivités éloignées des Territoires du Nord-Ouest.

En 2018, CIMA+ a même reçu le Grand Prix du génie-conseil du Québec dans la catégorie « Énergie », pour son travail d’ingénierie dans la construction du barrage et du tunnel de la centrale Hydro-Canyon Saint-Joachim.

Soucis du moindre détail

Produire des énergies renouvelables, c’est bien, mais les utiliser efficacement, c’est encore mieux. « Aujourd’hui, c’est la norme de penser en termes d’efficacité énergétique », soutient Patrick Bachand, associé délégué chez CIMA+.

Ce spécialiste en mécanique du bâtiment travaille chez CIMA+ depuis 12 ans, et passe une grande partie de son temps à effectuer des simulations d’énergie pour trouver les solutions les plus simples possible, au meilleur coût, pour ses clients. « Par exemple, si on obtient des résultats de consommation électrique équivalents en changeant des fenêtres, ou en installant un nouveau système de chauffage, on optera pour la première solution qui nécessite peu d’entretien. »

Les technologies de récupération d’énergie ont beaucoup évolué au cours des dernières années et sont de plus en plus accessibles. Pour plusieurs entreprises industrielles, le retour sur investissement peut donc se faire après quelques années. 

Viser loin

En Amérique du Nord, Patrick Bachand constate que la géothermie est désormais toujours évaluée dans les projets de nouveaux bâtiments et qu’elle est retenue dans 15 à 20 % des cas.

Outre la géothermie et l’hydroélectricité, l’énergie éolienne enregistre la plus forte croissance parmi les sources d’énergie renouvelable. En 2017, le Canada produisait 30,5 TWh alors que sa capacité s’élevait à 12,24 MW, principalement grâce à l’Ontario et au Québec.

Il est également intéressant de voir comment plusieurs plus petits pays se démarquent pour améliorer leur empreinte écologique. Par exemple, le Costa Rica est sur le point devenir carboneutre (objectif 2021). Le Danemark vise à devenir 100 % indépendant des combustibles fossiles d’ici 2050 principalement grâce à ses éoliennes. L’Islande produit l’électricité la plus verte par habitant grâce à l’hydroélectricité et la géothermie. Ce pays insulaire utilise même la géothermie pour cultiver des légumes en serre, dégeler des trottoirs et maintenir des terrains de soccer extérieurs accessibles à longueur d’année. Il ne fait nul doute que ce type d’initiatives est appelé à se répandre à mesure que les pays se fixeront des objectifs de réduction du carbone.

[1] https://www.rncan.gc.ca/energie/faits/energie-renouvelable/20080

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