Chez CIMA+, nous croyons que l’expertise en approvisionnement est un moteur essentiel de transformation durable.
Dans cette entrevue, nous vous présentons Mohamed, un expert chevronné en approvisionnement, dont le parcours atypique et multidisciplinaire apporte une vision stratégique précieuse à notre organisation.
Fort d’une expérience considérable dans les secteurs des mines, de l’automobile, de l’aéronautique et du transport public, Mohamed a choisi de mettre ses compétences au service d’une firme de génie-conseil comme CIMA+ afin d’élargir ses horizons et de contribuer à des projets qui transforment les vies des communautés.
Profondément convaincu de l’importance du développement durable, Mohamed travaille à intégrer les valeurs ESG (environnement, social et gouvernance) dans nos pratiques d’approvisionnement, de façon concrète, en misant sur des politiques responsables, des outils structurants et une approche fondée sur l’éthique et la transparence.
Son engagement illustre comment l’approvisionnement peut devenir un véritable levier de gouvernance et de performance durable au sein d’une firme d’ingénierie.

Mohamed Benamoune
directeur, Approvisionnement opérationnel
Pourquoi avez-vous choisi le domaine de l’ingénierie?
Tout d’abord, je ne suis pas ingénieur de formation : je travaille aux approvisionnements. Et lorsque les gens pensent approvisionnement, ils ont généralement en tête le secteur manufacturier. Et c’est justement dans ce domaine d’activité que j’ai acquis la majeure partie de mon expérience professionnelle. Que ce soit dans les mines, l’automobile ou encore l’aéronautique, nous faisons l’acquisition de biens matériels que nous intégrons à des lignes de production. Le secteur de l’ingénierie m’a attiré, car il me permet de toucher à des domaines plus variés, des services à l’informatique, en passant par la machinerie, par exemple. Il y a donc un éventail de défis intéressant.
Qu’est-ce qui vous a motivé à intégrer les principes du développement durable dans vos pratiques d’approvisionnement?
J’ai travaillé dans le domaine des transports publics, où le développement durable était au cœur de nos préoccupations. Que ce soit dans l’application de plus en plus stricte de nouvelles normes d’émissions des moteurs à combustion, ou encore dans le développement de la motorisation électrique, nous gardions toujours en ligne de mire la mise en pratique d’approvisionnements responsables. C’est d’autant plus crucial, chez CIMA+, car nous traitons avec une multitude de fournisseurs, et nous devons conserver une position ferme à cet égard afin de ne pas nous exposer à des pratiques du passé.
Pouvez-vous nous parler de quelques projets clés que vous avez mis en place cette année? En quoi ces actions contribuent-elles concrètement aux objectifs ESG?
Il y a tout d’abord un code de conduite qui est signé par chaque nouveau fournisseur. Il fait partie de nos conditions d’achat. Lors d’appels d’offres, par exemple, cela nous permet d’avoir un premier échange avec un partenaire potentiel et de jauger sa position par rapport à notre éthique de travail. Nous avons également développé les directives sur les voyages durables. Elles ont pour but d’encadrer les voyages d’affaires chez CIMA+ en mettant de l’avant la nécessité de limiter les déplacements et de privilégier les déplacements à faible émission. Dans ce contexte, nous avons mis en place un outil de voyage qui nous permet de suivre les émissions produites au cours de nos déplacements professionnels. Autant de solutions qui nous permettent de comprendre nos actions et d’apporter des correctifs au besoin. Nous travaillons également à augmenter l’acquisition de véhicules électriques lorsque l’activité le permet. Enfin, tout cela est encadré par une politique d’approvisionnement responsable que nous déploierons sous peu.
Comment l’approvisionnement durable constitue-t-il un levier stratégique de gouvernance dans une firme d’ingénierie?
Les firmes d’ingénierie, à travers leurs différents projets, touchent à la vie des gens. Elles font partie intégrante des communautés et elles doivent donc refléter les aspirations de nos sociétés et apporter des solutions durables. Dans ce contexte, afin de supporter cette volonté, l’approvisionnent durable devient un vecteur important dans cette chaîne de valeur.
Quelles sont les prochaines étapes pour faire évoluer les pratiques d’approvisionnement vers une approche encore plus stratégique et alignée sur les valeurs ESG?
Il ne faut pas considérer les valeurs ESG comme ad hoc, mais bel et bien les intégrer en amont dans nos pratiques d’approvisionnement. Tout comme le coût, la qualité ou encore les délais de livraison sont des piliers de tout appel d’offres, les valeurs ESG doivent absolument être considérées sur un même pied d’égalité. La clé est également d’être à l’écoute des meilleures pratiques et de savoir se questionner et se repositionner au besoin. Les politiques, les directives, les bonnes pratiques ne sont pas figées dans le temps : elles évoluent. Par conséquent, il faut savoir les actualiser afin de refléter les enjeux de nos sociétés.