Les gens derrière CIMA+ : Gérald Lavoie

Faites connaissance avec Gérald Lavoie, ing.

Derrière CIMA+ se trouvent des professionnels talentueux qui ont à cœur le futur du génie. Gérald Lavoie fait partie des mentors exceptionnels qui participent jour après jour à former la relève du génie. Son dévouement et sa grande passion ont permis à plusieurs jeunes ingénieurs de se perfectionner et d’acquérir les connaissances nécessaires pour leur avenir dans le domaine du transport. Il est une source de soutien et d’apprentissage pour tous ses collègues, et nous vous invitons à en apprendre un peu plus à son sujet. « Gérald est une personne de grand cœur et de grande générosité. Il croit en la relève et en la jeunesse. Il a le don de transmettre aux gens ses connaissances et son savoir-faire. » Suzanne Demeules ing., D.E.S.S.

Les gens derrière CIMA+ : Gérald Lavoie|Photo : Bonnallie Brodeur

Vous vous êtes taillé une place de choix dans le domaine du transport et soutenez les gens de la relève en les guidant et en étant un mentor d’exception. À votre avis, quelles sont les meilleures qualités d’un mentor?

Selon moi, il faut être disponible, savoir écouter, être positif, accorder de l’importance à la personne, avoir de la rigueur et être capable de se remettre en question. Il est important de faire preuve d’empathie dans le but d’établir une relation de confiance qui permet à chacun de s’exprimer librement et sans jugement. Aussi, être intéressé à partager ses connaissances et son expérience, tout en étant conscient de ses propres limites.

L’échange ne doit pas se faire à sens unique, l’autre doit aussi démontrer de l’intérêt et s’engager.

Qu’est-ce qui a motivé et orienté votre choix de carrière?

À l’université, j’avais fait des demandes en génie forestier et en géodésie (arpenteur-géomètre), ces deux choix ont été acceptés. Quelques semaines avant le début des cours, j’ai communiqué avec le bureau du Registraire de l’université pour savoir s’il était encore possible de changer de concentration pour le génie civil qui semblait m’offrir plus de possibilités de carrière. Ce nouveau choix a été accepté. Je ne suis pas sûr de ce qui a motivé ce changement mais, avec le recul, je crois que ce fut une décision judicieuse.

 

Quelles sont vos plus grandes réalisations dans le domaine du transport?

Bien que j’aie participé et collaboré à de multiples projets d’ampleurs diverses, ma plus grande réalisation est certainement le projet du REM (Réseau express métropolitain) notamment en raison de son importance et de ses retombées sur le développement futur du transport collectif dans la région métropolitaine.

Aussi, de moindre ampleur, l’achèvement de l’autoroute 25 entre Montréal et Laval, premier projet en partenariat public-privé (PPP) au Québec fait partie des projets que je nommerais. À ce moment-là, j’étais responsable de l’ingénierie pour le donneur d’ouvrage (MTQ) et, en complément de l’ingénierie, il y avait les aspects légaux et financiers à traiter dans le cadre de la réalisation de ce type de projet. Le tout m’a permis de vivre une très belle expérience en raison de l’esprit d’équipe qui nous animait et de l’engagement de chacun à l’égard de sa réussite.

 

Quel projet réalisé par Cima+ considérez-vous comme le plus grand défi? Pourquoi et qu’en avez-vous appris?

Sans contredit le projet REM, principalement en raison de son ampleur et de sa complexité, des enjeux techniques, environnementaux et d’acquisitions des terrains nécessaires à sa réalisation, du nombre d’intervenants privés et publics concernés, du mode de réalisation et de l’échéancier.

Tout particulièrement, la phase initiale de ce projet dont l’objectif était la préparation des documents et l’obtention des autorisations, des ententes en vue d’un appel de propositions pour l’octroi des contrats relatifs à « L’ingénierie, l’approvisionnement et à la construction » et à « La fourniture du matériel roulant, des systèmes et équipements connexes, l’exploitation et la maintenance ». Cette phase du projet s’est déroulée sur une période de 11 mois et elle a nécessité la participation d’une équipe multidisciplinaire de Cima+/Hatch et de nos sous-traitants (plus de 200 professionnels) afin de produire tous les livrables attendus par le client. Dans le cadre du projet, plusieurs secteurs de Cima+ ont contribué à réaliser cet objectif.

Ce que je retiens, peu importe le projet, l’atteinte des objectifs fixés ou convenus avec un client passe avant tout par l’engagement, la collaboration, les qualités techniques et personnelles des personnes impliquées afin de créer une synergie et un esprit d’équipe animés par un but commun. Or, dans le cas du projet REM, nous avons pu créer cet environnement de travail.

 

Quelle est la force de Cima+ en transport?

Au cours des années, Cima+ a su développer et offrir une expertise solide en transport, qui permet de répondre adéquatement à toutes les phases de réalisation d’un projet, quelle qu’en soit l’envergure, et d’offrir un produit de qualité à ses clients. Également, Cima+ a su créer une belle collaboration, une mise en commun entre tous les services du département Transport.

 

Comment percevez-vous le futur du transport au Canada et qu’est-ce que vous aimeriez voir se réaliser?

Dans le contexte actuel du changement climatique, je suis d’avis que la mobilité des personnes passe avant tout par la mise en place d’un système de transport structurant et innovant qui assure l’intégration des modes de transport et permet des déplacements écologiques et sûrs basés principalement sur le transport collectif et le transport actif. Pour le transport routier, les projets de développement et d’amélioration devraient en principe être limités et pleinement justifiés, et davantage axés sur des projets qui assurent le maintien et la pérennité des actifs. Bien entendu, atteindre cet objectif dépend de plusieurs facteurs, notamment l’aménagement du territoire, d’où l’importance d’une réflexion sérieuse sur cet aspect avec tous les acteurs concernés pour une adaptation propre à la réalité de chaque région.

Mon souhait, c’est que nous soyons capables d’élaborer une fois pour toutes un plan de transport global avec des objectifs clairs et précis et de s’y tenir plutôt que de traiter à la pièce les dossiers sans vision d’ensemble.

 

Quel est votre passe-temps pour décompresser? Que faites-vous pour vous changer les idées la fin de semaine?

J’ai fait de la course durant une trentaine d’années. Maintenant, la marche et le vélo sont mes sports de prédilection. J’aime aussi la lecture (surtout le fantastique et la science-fiction) et cuisiner les fins de semaine, ce qu’apprécie ma femme et qui me délasse.

 

D’où vient cette passion pour le génie?

Le déclic s’est opéré à l’emploi du MTQ, lors de mon engagement sur le plan des études d’opportunité et d’avant-projet, processus qui visait à permettre d’identifier les problèmes reliés aux infrastructures et systèmes de transport, de démontrer la nécessité d’intervenir et de proposer la solution optimale répondant le mieux aux besoins actuels et futurs, et ce, en fonction des contraintes physiques, économiques et environnementales. Ce processus impliquait des échanges et des communications avec plusieurs intervenants, autant à l’interne qu’à l’externe du MTQ, et demandait de faire preuve d’imagination, de jugement, d’esprit créatif et de leadership pour développer et défendre des aménagements qui permettaient d’améliorer la sécurité et la fonctionnalité du réseau. C’est vraiment à cette période de ma carrière que le déclic s’est produit et que j’ai développé une passion et mon engagement pour le domaine du transport.

 

Quel conseil donneriez-vous à une jeune personne qui pense à entreprendre une carrière en génie?

Une fois sur le marché du travail, c’est de trouver ce qui l’intéresse et qui pourrait la passionner, de ne pas craindre de changer de secteur ou de département, le cas échéant. Garder l’esprit ouvert, être capable d’apprendre de ses erreurs et de se remettre en question, ne pas craindre de consulter et d’échanger avec ses pairs, faire du réseautage. Prendre le temps de bien apprécier l’environnement dans lequel elle travaille, parce qu’au-delà de la technique, il y a aussi les gens qui gravitent autour d’elle.

Profiter, si possible, de gens passionnés et engagés qui sont prêts à offrir du temps, de l’écoute et à transmettre leur savoir, ce dont j’ai bénéficié tout au long de ma carrière. Mais avant tout, il faut que cette personne soit motivée et intéressée à apprendre, à toujours aller plus loin. Tu peux avoir toutes les qualités du monde, mais sans la motivation et l’engagement, tu finis par stagner.

 

Quels sont vos souhaits pour votre équipe?

Depuis 2013, je ne suis plus présent dans les bureaux de Cima+, mais dans un bureau de projet en consortium avec d’autres fournisseurs. Cependant, je souhaite aux gens de Cima+ que j’ai côtoyés à l’intérieur du consortium et à tous les autres d’avoir la chance de participer à d’autres grands projets, d’avoir la chance de faire partie d’équipes dont les membres veulent collaborer, capables de se remettre en question, de créer une synergie qui contribue à l’atteinte non seulement d’objectifs personnels, mais aussi professionnels.

Au-delà des projets, ce sont les gens qui comptent avant tout. Ce sont les gens et les liens qui les unissent qui font réussir les projets.

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