Journée internationale des femmes en génie : Myriam Hotte et Marie-Josée Maltais

Luc Jolicoeur

« Poursuis ce qui te passionne, ne te mets pas de limites, tout est possible ! Aie l’audace de tes ambitions et le courage d’écouter ton instinct ! »

  • MYRIAM HOTTE, ing. Associée/Directrice principale/Gestion des opérations, CIMA+

Pour célébrer la journée internationale des femmes en génie, quoi de mieux que de présenter des modèles inspirants de leaders dans leur domaine pour éveiller l’intérêt de la relève. Deux ingénieures travaillant sur la Côte-Nord ont pris le temps de discuter de la profession d’ingénieure pour souligner cette journée importante. Myriam Hotte, ingénieure associée chez CIMA+ a pris le temps de rencontrer Marie-Josée Maltais, ingénieure en génie civil, Soutien infrastructures BOGC HQ Production — Manicouagan.

 

Myriam : Pourquoi as-tu choisi le génie comme carrière ? :

Marie-Josée  : En fait, je trouvais que ça ouvrait des portes sur plusieurs aspects qui m’intéressaient et que l’on pouvait avoir accès à différentes disciplines dans le même domaine. Je voyais que l’on pouvait par exemple faire de la conception, travailler sur le terrain, faire de la surveillance et peut-être même de la gestion de projet. Je trouvais que ce métier-là m’ouvrait toutes ces portes et que ce serait à moi, selon les expériences que j’allais faire au fil de ma carrière, de choisir ce qui était le plus approprié selon mes forces et mes intérêts. C’est vraiment ce qui m’a fait choisir ce métier. De plus, peu importe la discipline choisie, c’est un métier dans lequel tu fais face à divers enjeux et c’est constamment un défi, un casse-tête de trouver la meilleure solution. C’est ce qui me motive vraiment beaucoup.

Myriam : C’est un bon point que tu soulèves, car dans une même discipline d’étude, il y a plusieurs fonctions et tâches. Même si tu en choisis une, tu peux opter pour une autre au cours de ta carrière, ça ne te limite pas dans tes choix. Tu peux passer de la conception à la gestion de projet par exemple.

Marie-Josée : Il y a vraiment beaucoup de possibilités.

Myriam : Pour ma part, j’aime résoudre des problèmes, trouver des solutions. La science m’a toujours intéressée. Je suis fascinée par ce que nous pouvons accomplir en matière d’innovation et le métier d’ingénieure me permet de mettre en pratique mes connaissances et de les transposer en réalisations. Qu’est-ce qui te passionne dans ton travail ?

Marie-Josée : Ce qui vient vraiment m’allumer c’est lorsque l’on fait face à des problèmes qui sont plus difficiles à aborder et qui demandent l’implication de plusieurs autres disciplines, les projets multidisciplinaires qu’il faut réaliser avec la collaboration d’autres collègues, d’autres parties prenantes, de personnes à l’extérieur de l’entreprise. Mettre toutes nos compétences, nos forces en commun pour arriver à une solution au problème, cela me passionne.

Myriam : J’abonde dans le même sens que toi. Ce qui me passionne dans mon travail c’est la force de l’équipe, la diversité des connaissances que nous pouvons mettre à profit pour nos clients. La participation concrète au développement des infrastructures au cœur de ma communauté. La multitude de possibilités. Chaque ingénieur trouve son compte et sa place en fonction de ses forces. Un ingénieur peut devenir chargé de projet, concepteur, gestionnaire, entrepreneur, etc.

Je sais Marie-Josée, pour avoir travaillé avec toi, que tu aimes gérer les projets, mobiliser les gens et les guider vers la solution. C’est ce qui te passionne, n’est-ce pas ? Tu peux mettre à profit tes bonnes aptitudes sociales, notamment pour bien communiquer les idées et être à l’écoute.

Marie-Josée : Effectivement, c’est le créneau dans lequel j’ai découvert ma force : identifier le problème et les intervenants qui peuvent participer à l’analyse, déterminer l’échéancier à respecter, brosser le portrait global de la situation.

Myriam : Concrétiser le projet, mettre les bons ingrédients pour que la recette soit réussie !

Marie-Josée : Exactement !

Myriam : Quel serait le conseil que tu donnerais aux jeunes filles qui hésitent encore dans leur choix de carrière ? Je te pose la question puisque je me la posais justement durant mes études secondaires et collégiales. Je n’étais pas encore certaine du choix à faire. Cela m’a pris un bon moment avant de décider.

Marie-Josée : J’aurais aimé que quelqu’un me dise : Pense à ce tu as envie de faire. Ne te fie pas à tout ce qui se dit autour de toi et qui peut te sembler négatif. Si je retourne en arrière, on nous disait de ne pas choisir le génie civil parce que les perspectives d’emploi étaient peut-être moins bonnes dans ce domaine, en raison de la conjoncture économique. Je me suis écoutée et je ne le regrette pas, je suis convaincue aujourd’hui que j’ai fait le bon choix. Il ne faut pas se mettre de barrières, par exemple se dire que l’on n’a pas ce qu’il faut pour réussir dans ce domaine. Tout peut s’apprendre dans la vie, quand on travaille fort, il y a toujours moyen d’arriver à nos fins. Il faut plutôt se demander où nous pouvons avoir une influence positive.

Myriam : Moi, j’aurais envie de leur dire de ne pas avoir d’idée préconçue sur les métiers, notamment en fonction du genre. Nous sommes en 2021 et le genre n’a aucun rapport avec le choix de carrière ! Poursuis ce qui te passionne, ne te mets pas de limites, tout est possible ! Aie l’audace de tes ambitions et le courage d’écouter ton instinct !

 

À propos de Myriam Hotte

Titulaire d’un baccalauréat en génie mécanique de l’Université Laval et d’un certificat universitaire en gouvernance de sociétés du Collège des administrateurs, Myriam cumule 16 ans d’expérience à titre d’ingénieure dans le secteur du génie-conseil. Son expérience en gestion de projet multidisciplinaire pour le compte de clients industriels et son leadership lui ont permis de réaliser de nombreux projets, notamment pour le compte de plusieurs municipalités de la Côte-Nord.

Luc Jolicoeur

À propos de Marie-Josée Maltais

Détentrice d’un baccalauréat en génie civil de l’UQAC, Marie-Josée agit à titre d’ingénieure en génie civil à la direction Expertise barrage et infrastructure chez Hydro-Québec. La mission de son équipe consiste à poser des diagnostics sur l’état des actifs autant en matière de barrages que d’infrastructures dans le parc de production.

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