Derrière chaque grande carrière, il y a souvent quelqu’un qui a tendu la main.
Chez CIMA+, ce rôle de guide, Stéphane Harvey l’incarne pleinement. Technicien chevronné, formateur généreux et leader naturel, c’est un pilier de la surveillance de chantier depuis plus de 25 ans. Ce qui le distingue ? Sa capacité à conjuguer rigueur professionnelle, qualité d’écoute et passion pour la transmission du savoir. Présent sur le terrain autant que dans l’accompagnement, il est reconnu pour avoir formé une relève solide en montrant l’exemple, en posant les bonnes questions et en créant un climat de confiance.
Dans cet article de blogue, Stéphane partage avec simplicité sa vision du mentorat, les apprentissages qu’il en tire, les qualités qu’il cherche chez les jeunes professionnels et les raisons pour lesquelles, encore aujourd’hui, il aime autant son métier. Un parcours inspirant, concret, enraciné dans la vraie vie des chantiers.

Parle-nous de ton parcours et de ce qui t’a mené à faire carrière chez CIMA+.
Au début de ma carrière, j’ai eu la chance de participer à l’un des plus grands projets industriels en Amérique du Nord, un investissement colossal de 2,9 milliards de dollars. Imaginez : plus de 4000 travailleurs mobilisés sur le chantier ! C’est à ce moment-là que j’ai eu la piqûre pour la surveillance de chantier. J’ai réalisé que c’était le domaine où je pouvais mettre à profit ma rigueur, mon sens de l’observation et mon goût du travail d’équipe.
Originaire du Saguenay, je n’avais jamais envisagé de travailler à Montréal. Mais comme bien des histoires, c’est l’amour qui m’a mené ici… et CIMA+ a suivi peu après! Je me suis tout de suite reconnu dans les valeurs de l’entreprise, dans la qualité des projets, mais surtout dans la proximité avec les gens. Depuis, je n’ai jamais cessé de m’impliquer, m’engager, autant sur le terrain que dans la transmission du savoir.
Qu’est-ce qui t’a donné envie d’être un mentor auprès de la relève?
Mon engagement comme mentor s’est fait naturellement. Très tôt dans ma carrière, j’étais souvent l’un des membres les plus expérimentés sur les chantiers. Comme j’ai toujours aimé partager ce que je sais faire, il était tout naturel pour moi de transmettre mes connaissances aux plus jeunes.
Au début des années 2000, CIMA+ a embauché plusieurs nouveaux ingénieurs et techniciens, et j’ai rapidement pris le rôle de formateur sur le terrain. Pour moi, former la relève, ce n’est pas juste une tâche : c’est une responsabilité et même un plaisir. J’aime voir les gens évoluer, gagner en confiance, développer leur jugement. Et c’est toujours gratifiant de savoir que j’ai pu jouer un petit rôle dans leur parcours.
Comment décrirais-tu ton approche du mentorat au quotidien?
Je suis plutôt relaxe et accessible, et ça se reflète dans ma façon de mentorer. Dès les premiers contacts, j’essaie de créer un lien de confiance avec les nouvelles recrues. Je veux que ces personnes puissent poser des questions, se tromper et apprendre, sans pression.
Je suis là pour transmettre des connaissances techniques, mais je suis surtout là pour les soutenir, les guider dans leur réflexion et les aider à bâtir leur propre jugement professionnel. Le chantier, c’est exigeant, et on ne réussit rien seul : pour moi, le mentorat, c’est avant tout un travail d’équipe, basé sur l’écoute, la patience et le respect.

Qu’est-ce que le rôle de mentor t’apprend à toi aussi?
Le mentorat m’a appris beaucoup de choses au fil des 25 dernières années. J’ai appris à communiquer plus clairement, à déléguer et surtout à faire confiance aux autres. Ce rôle m’a aussi amené à être plus patient parce que chacun apprend à son rythme.
Je crois qu’on apprend tous les jours, toute notre vie. Il y a toujours des solutions à trouver, des façons de faire à améliorer.
Y a-t-il un projet ou une réalisation qui t’a particulièrement marqué au fil des ans chez CIMA+?
Il y en a tellement que je ne pourrais tout nommer ! Mais si je dois en choisir quelques-uns qui m’ont vraiment marqué, trois projets me viennent en tête.
D’abord, l’autoroute Décarie en 2001. Travailler dans ce secteur, avec la complexité du chantier et le trafic constant, c’était tout un défi logistique et humain. Ensuite, je pense à l’échangeur des Laurentides en 2012. On a levé quatre travées avec onze grues en simultané, un exploit technique que je n’oublierai jamais. Et enfin, il y a eu la réfection de l’autoroute Bonaventure, au niveau du bassin Peel. Travailler là, avec une vue incroyable sur le centre-ville de Montréal, c’était un chantier autant marquant sur le plan professionnel qu’esthétique. Un vrai « wow! » chaque jour.
Ces projets-là représentent bien ce que j’aime de mon métier : les défis, le travail d’équipe, et la fierté de contribuer à des infrastructures majeures.
Qu’est-ce qui continue de te passionner dans ton travail?
Je suis un gars d’équipe. Je suis passionné, et j’adore ce que je fais. Ce qui me garde motivé, c’est que la surveillance de chantier n’est jamais monotone : chaque projet amène son lot de nouvelles équipes, de nouveaux secteurs et de nouveaux défis. C’est cette diversité qui me garde allumé jour après jour.
Depuis bientôt cinq ans, je travaille activement avec mon service pour faire reconnaître la plus-value des familles techniques de CIMA+. C’est un aspect qui me tient vraiment à cœur. La reconnaissance du travail terrain, de l’expertise pratique, c’est essentiel et je suis fier de contribuer à faire avancer cette culture à l’interne.

Comment fais-tu pour transmettre la culture de collaboration et d’excellence qui distingue CIMA+?
Sur les chantiers, j’ai toujours mis de l’avant la collaboration entre tous les intervenants. C’est ce que j’enseigne à mes équipes par mes actions et mes interventions concrètes sur le terrain.
Pourquoi le mentorat est-il si important dans une firme comme la nôtre?
Le savoir-faire et l’expertise doivent être partagés entre les équipes, surtout avec le départ à la retraite de plusieurs collègues. Dans un milieu qui évolue vite, avec les nouvelles technologies, le mentorat assure la pérennité de l’entreprise. C’est essentiel pour faire avancer tout le monde au même rythme.
Que recherches-tu chez un jeune professionnel ou une jeune professionnelle qui débute sa carrière?
Pour évoluer sur les chantiers, il faut certaines aptitudes clés : un bon sens de l’observation, de la proactivité, de l’entregent, une bonne communication et une confiance en soi. Ce sont les qualités qui permettent de bien s’adapter et de progresser dans le métier.
Avec ton expérience, quel est ton message à ceux et celles qui débutent leur parcours dans le domaine du génie-conseil?
C’est un domaine vaste qui regorge de possibilités. Mon conseil : trouve ce qui t’allume, ce qui te passionne et lance-toi à fond. Quand on aime ce qu’on fait, tout devient possible.