Transformation numérique : ce jeune trentenaire incarne l’innovation façon CIMA+

portrait de Gabriel BédardLe professionnel en gestion de projets Gabriel Bédard est le plus récent lauréat du Prix du Président de CIMA+ dans la catégorie Innovation, décerné par le président et chef de la direction de la firme, comme son nom l’indique. Surprenant? Pas vraiment : c’est en bonne partie grâce à des employés comme lui que CIMA+ négocie avec succès sa transformation numérique.

« As-tu un moment? Faut se parler. » À l’autre bout du fil, François Plourde, président et chef de la direction de CIMA+, s’adresse à Gabriel Bédard. Ce dernier travaille au sein du secteur Gestion de projets de la firme de génie-conseil. « Disons que ce n’est pas tous les jours que ton grand patron te passe un coup de fil! », se souvient en riant l’affable ingénieur de 32 ans, alors en visite sur un chantier avec un des nombreux clients de la boîte de plus de 2 600 employés.

Les nouvelles sont bonnes. Gabriel apprend qu’il est le finaliste 2021 du Prix du Président, catégorie Innovation, en vertu des témoignages élogieux de 22 (!) de ses collègues chez CIMA+. « Je n’en revenais pas, c’était au-delà de mes attentes », raconte ce fier résident du quartier Limoilou, à Québec. « Des mois plus tard, je flotte toujours sur un nuage », avoue-t-il.

Innovateur en chef

Cet honneur prestigieux est pourtant mérité. En à peine cinq ans à titre de professionnel en gestion de projets, Gabriel Bédard a déjà imprimé sa marque chez CIMA+. Il a participé à l’instauration des applications Yammer et SharePoint pour faciliter la collaboration et fluidifier les échanges à l’interne. Gabriel a aussi contribué à accroître l’utilisation d’outils de gestion de la suite Microsoft Office 365, comme Planner, OneNote et Forms. La démystification de la solution d’analyse de données Power BI afin de simplifier la gestion des coûts? C’est aussi un de ses apports.

« J’ai reconnu le potentiel de ces outils afin de répondre à des problématiques connues, précise Gabriel Bédard. Sans mes collègues qui, pour la plupart, en connaissent plus que moi sur ces outils, je n’aurais jamais obtenu cette distinction. »

« Mon rôle en est essentiellement un de facilitateur, poursuit-il. Je m’occupe de simplifier les communications afin de satisfaire des besoins, le tout au bénéfice de nos clients. ». Timing is everything, se plaît-il d’ailleurs à répéter. Ça tombe bien : il y a une structure prévue expressément pour favoriser la circulation d’informations et l’émergence de bonnes idées chez CIMA+ – pensons notamment au comité innovation et au réseau de veille de la firme.

« Dans le domaine de gestion de projets, c’est quelque chose d’essentiel, estime ce pro de l’idéation. L’innovation, il faut savoir la canaliser de manière à pouvoir y recourir n’importe quand. Parce que d’excellentes idées arrivent souvent dans le décor à de bien mauvais moments. En fait, l’innovation apparaît rarement comme par magie. Le mythe de la percée du type “Eurêka!” est, justement, une fiction. Sans travail réel et constant, tu places ton destin entre les mains de la chance. »

Pour illustrer ses propos, Gabriel Bédard cite l’exemple de la désormais célèbre application de communication collaborative Teams. Bien avant la pandémie de COVID-19, il a participé activement au déploiement de l’application au sein de son département afin de répondre à un besoin. « Le service compte plusieurs chargés de projets affectés chez les clients, ce qui les coupe de la réalité du bureau. Teams est une manière de les réunir et de nourrir leur sentiment d’appartenance à la firme », fait-il valoir. Bref, de faire esprit de corps.

Compétences non techniques

L’innovation est aussi une question d’aptitudes. Sa grande facilité à entrer en relation avec les autres et sa capacité à aborder de vieux problèmes avec une nouvelle perspective, Gabriel Bédard les a d’abord développées sur les bancs de l’Université Laval, son alma mater. « J’ai étudié brièvement en architecture avant de me réorienter en génie civil », précise-t-il. Son passage chez un entrepreneur général l’a ensuite aidé à parfaire son savoir-être et à faire le saut dans la cour des grands.

« Cela m’a permis de me sensibiliser à d’autres visions du monde, pense-t-il. Lorsque je me trouve avec des individus d’horizons divers autour d’une même table, comme c’est souvent le cas chez CIMA+, je crois que mon “background” me permet de tenter de comprendre les différents points de vue et de les harmoniser. » En ce sens, il incarne à merveille la devise de la firme qui est de « placer l’humain au centre de l’ingénierie ».

Ce climat d’écoute va même jusqu’à transcender les hiérarchies et les générations de CIMA+. Comment? Gabriel Bédard mentionne un autre de ses bons coups : celui d’instituer un conseil de direction fantôme. « Le shadow board consiste à mettre en relation un groupe de jeunes professionnels issus de la génération Y avec des membres de la direction, indique-t-il. Le but avoué est de susciter une confrontation d’idées autour de problèmes que rencontre l’entreprise. »

En fin de compte, ce sont moins des antagonismes que des angles morts auxquels personne n’a songé qui sont mis à jour par cet exercice. Surtout, Gabriel Bédard a tissé des liens forts qui propulsent l’organisation et, par le fait même, sa clientèle vers le haut. « Se faire écouter lorsqu’on représente la jeune génération et qu’on amorce son parcours professionnel, ça vaut de l’or, jure-t-il. Ça constitue une belle motivation, en plus de créer un climat d’entraide et de solidarité et de susciter l’envie de se dépasser pour la firme. »

 

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