Construction d’infrastructures maritimes au Nunavik, Québec

La Société Makivik désirait doter 10 villages Inuits du Nunavik d’infrastructures maritimes adaptées et sécuritaires afin d’améliorer la fonctionnalité des sites accueillant diverses embarcations.

Ce projet d’envergure et de grande complexité s’est déroulé en plusieurs phases pendant près de 10 ans afin d’améliorer la fonctionnalité des sites accueillant les bateaux de pêche commerciale, les barges des navires commerciaux de desserte ainsi que les embarcations des communautés du Nord-du-Québec. 

Contraintes climatiques 

Les structures portuaires et côtières de ce projet sont des plus imposantes, de longueurs et de hauteurs variables en raison de leur exposition à des marées parmi les plus hautes au monde, elles s’étendent sur plusieurs kilomètres et ont été conçues pour durer plus de 50 ans et pour résister aux conditions les plus extrêmes. Plusieurs des infrastructures portuaires, comme les brise-lames sont soumis à des contraintes majeures et multiples (géotechniques, environnementales, glaces, vents, marées, etc.) ainsi qu’à une forte problématique d’érosion côtière et de vulnérabilité liée notamment à l’impact des changements climatiques.  

Un des principaux défis techniques consistait notamment à implanter de manière rapide et efficace les ouvrages tels que les brise-lames et les enrochements de protection côtière afin de respecter l’échéancier initial tout en tenant compte du très court été arctique.  

Région éloignée  

Une importante logistique a été mise en place afin de composer avec les contraintes et les enjeux spécifiques à un projet se déroulant en région éloignée, afin d’avoir accès aux ressources matérielles nécessaires et à des ressources humaines qualifiées. D’ailleurs, la surveillance des travaux a été réalisée en majorité par des équipes de travailleurs inuits sous la supervision de l’équipe de CIMA+.  

Prix majeurs décernés à l’équipe 

Le projet de Puvirnituq a remporté le prestigieux Prix canadien du génie-conseil dans la catégorie infrastructures de transport remis par l’AICC et la revue Canadian Consulting Engineer, et celui d’Umiujaq a été finaliste dans la catégorie relève de la 7e édition des Grands Prix du génie-conseil de l’Association des ingénieurs-conseils du Québec.

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